Gnadoe!

Gnadoeseries gnadoetiques de tous les jours

Les dessins animés

Les films américains… Ça c’est quelque chose.  Je parle surtout des films d’action.  Vous savez… Ces films bourrés de testostérone, de chez « Burnes et Cie »… Les films où le héros (américain de préférence) shooté aux stéroïdes doit affronter le méchant (à d’autres époques amérindiennes, ex nazi ou ancien du bloc soviet aujourd’hui musulman extrémiste…ou pas) qui veut « téke over ze world » et lui imposer sa façon de voir les choses. Bien sûrgrâceà un entraînement de Marines, il arrive à défaire le « bad guy » et dans la foulée se faire la fille (oui! Parce qu’il y a toujours une fille!), ils s’embrassent devant le coucher du soleil: The (happy) end. Comment ne pas aimer un film américain?Ça fait rêver, « Zi amércan drim »…  Tout le monde aime les films américains! En revanche,ce n’est pas tout le monde qui aime les films d’animation, même quand ils sont américains. Pourquoi?  Les raisons sont diverses et variées… Cependant il y’en a quelques-unes qui reviennent assez fréquemment. Je vais essayer de lever le voile et faire tomber quelques préjugés qui persistent et signent sous nos tropiques (surtout sous nos tropiques).

Avant tout, une petite clarification sémantique s’impose : les films d’animation. Décomposons cette expression bien connue. Autrefois, les œuvres cinématographiques avaient pour support des pellicules encore appelé des films. Si aujourd’hui, le numérique nous épargne de kilomètres de pellicules argentiques ou de bande magnétiques VHS, la commodité du mot « film » reste toujours d’actualité et nous permet de désigner ce que vous savez. Quant à animationbah c’est l’animation, le fait d’animer un objet…inanimé. Donner l’illusion que l’inerte vit. Partant, un film d’animation, c’est une œuvre cinématographique qui met en action des objets qui si on leur demandait leur avis, ne se fatigueraient pas (par opposition aux films qui nécessitent principalement des acteurs qui peuvent bouger d’eux même). Plusieurs techniques s’y prêtent : le classique  dessin animédont le principe relativement simple mais pas moins fastidieux consiste à dessiner des personnages/paysages en des positions successive créant l’illusion du mouvement. Cette méthode est reprise par le stop motion, qui met en scène des objets (marionnettes, pâte à modeler, jouets etc…) et parfois même des êtres animés que l’on photographie en rafale. Pollux du manège enchanté par exemple, c’est du stop motion (image de gauche) à ne pas confondre avec la version qui est sortie en 2007 qui est en images de synthèse (image de droite), une troisième technique de film d’animation obtenue par ordinateur (super balaise !) devenue un must depuis plusieurs années maintenant.

Image     Image

Donc pour tous ceux qui continuent de distinguer dessin animé de film d’animation, vous avez tout faux, dans la mesure où le dessin animé est un film d’animation (l’inverse n’est pas toujours vrai). Si vous tenez à tout prix à distinguer Le Roi Lion  de Shrek, vous pouvez parler d’animation 2D (deux dimensions) dans un cas et 3D dans l’autre… mais pour l’un comme l’autre de ces chefs d’œuvre, il s’agit bien de films d’animation. Par la suite, j’utiliserai l’un ou l’autre sans distinction .

 

Les dessins animés sont fait pour les enfants : grosse connerie qui me fait pleurer de dépit ! Nuance d’urgence : les dessins animés ne sont pas fait que pour les enfants, mais il y’a des dessins animés fait pour les enfants ; des dessins animés fait que pour les enfants, je ne crois pas qu’il y’en ait dans la mesure où il y’a aussi de grands enfants. En revanche il y’a des dessins animés que pour les adultes où l’on ne parle pas autant de chiens sur des manèges que de queues et de chattes (quel poète !) et c’est là où il faut faire attention pour les enfants. Alors plus grande encore est mon dépit quand parmi les gens que je connais, il y’en a encore qui lorsque par-dessus mon épaule, se rendent compte que je matte un dessin animé sur mon ordinateur, m’assomment avec des commentaires du genre « toi tu regardes encore ces choses (à ton âge) ? » ou encore « qu’est-ce que tu trouves à ces images ?» – j’aime le coloriage et je regarde comment faire pour ne pas déborder, banane ! ». Ou encore ces génies qui je cite n’aime pas les dessins animés, mais de temps en temps libres, regardent des films d’animation (pour faire cool quoi…pfff)

 

Les dessins animés ne reflètent pas la réalité : sombre idiotie que j’ai peine à pardonner ! C’est Rambo qui reflète le plus la réalité peut être ?! le statois burné civilisateur-moralisateur qui va chasser du sauvage si ce n’est du communiste.. ! Ok je me calme ! Prenons ceci comme cela : Jeans de la Fontaine, dans la plupart de ses œuvres (que je connais), il faisait parler des animaux… s’il fallait le noter sur la vraisemblabilité (Word m’a souligné ce mot mais j’espère que vous l’avez compris) de ses fables…NON ! Je ne dis pas que Rambo n’est pas un bon film et peut être que l’exemple est mal choisi, mais voilà : les contes, récits, films ou dessin animés ont plus à nous apprendre que la forme qu’ils revêtent, en dessous il y’a un message plus ou moins caché subtilement (certains plus que d’autres) et quel que soit l’avis que l’on aura, ça mérite au moins qu’on lui accorde un minimum d’intérêt.

 

Ce texte se veut être un coming-out face à la dictature de ce que les adultes font, regardent, disent, boivent ou mangent et par conséquent pissent ou chient (l’élégance, toujours au rendez-vous)… aujourd’hui il s’agit des programmes que j’aime regarder et de rien d’autre et tant pis si ça ne colle pas avec les standards… Ras le fion surtout quand je vois des adultes pour lesquels j’ai le plus grand respect mais qui n’ont pas oublié l’enfant qu’ils étaient, je dirai même que c’est ce qui me fait les respecter davantage. Avec le temps, c’est claire que la vie se charge de responsabilités et que les soucis s’invitent…mais faut-il les laisser réprimer toutes ces choses qu’on a et qui sont à mon sens les plus chères ? l’émerveillement la première fois, et le même (sou)rire les 1000 autres fois, le libre cours qu’on laisse à son imagination,  s’amuser avec un gosse comme si on avait le même âge sans qu’il y’ait un trouble-fête pas loin dont le regard inquisiteur et chargé de reproches vous rappelle le vôtre ? La joie de l’adulte se trouve-t-elle uniquement au fond d’une bouteille ? Bref…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le juin 17, 2014 par dans Gnadoe tout court!.

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

#Gnadoe

De Dakar à Douala, de Ouaga à Lomé, Gnadoe, Kpakpatoya, Kongossa, etc, etc.
%d blogueurs aiment cette page :